Testez l'exposition de votre adresse
Nous interrogeons en direct la carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles (BRGM, diffusée par Géorisques) ainsi que les arrêtés de catastrophe naturelle de votre commune.
Aucune donnée personnelle requise pour le test — l'adresse sert uniquement à interroger les bases officielles.
Lecture de la carte d'exposition aux argiles…
| Ce que disent les bases officielles | Votre adresse |
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Sources : carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles (BRGM), arrêtés de catastrophe naturelle et plans de prévention (Géorisques/GASPAR, ministère de la Transition écologique), Base Adresse Nationale pour la localisation. Résultat indicatif : l'exposition décrit le sol autour de l'adresse, elle ne vaut ni diagnostic du bâtiment, ni étude géotechnique, ni conseil juridique.
Rapport « Connaître les risques près de chez soi » généré par Géorisques (ministère de la Transition écologique) — comptez 10 à 30 secondes de génération. Il reprend l'exposition aux argiles et les autres risques recensés à l'adresse.
Faire vérifier votre situation par un spécialiste
Un conseiller SEDIPEC vous rappelle : relecture du résultat, ce qu'il implique pour votre projet (achat, construction, extension, fissures constatées) et orientation vers le bon interlocuteur — bureau d'études géotechnique, expert, assureur. Gratuit, sans engagement.
Ce que la carte dit — et ce qu'elle ne dit pas
Elle décrit un sol
La carte classe le territoire selon la présence et la sensibilité des formations argileuses : plus le niveau est élevé, plus les sols du secteur sont susceptibles de se rétracter en période sèche et de gonfler à la réhydratation.
Elle ne décrit pas votre maison
Elle ignore la profondeur de vos fondations, l'âge du bâti, les arbres proches, les fuites de réseaux, la pente du terrain. Deux maisons voisines, même exposition, peuvent avoir des comportements opposés.
Elle a une échelle
Le zonage est établi à petite échelle : il ne restitue pas les hétérogénéités locales du sous-sol. Seule une étude géotechnique sur le terrain identifie réellement les sols sous une parcelle donnée.
Pour comprendre le phénomène lui-même — mécanisme, saisons, signes, indemnisation — le point de départ reste notre guide du retrait-gonflement des argiles.
Exposition moyenne ou forte : ce que la réglementation prévoit
Le niveau renvoyé par le test n'a pas qu'une valeur informative : c'est lui qui déclenche, ou non, les obligations issues de la loi ELAN. Depuis 2020, dans les zones d'exposition moyenne ou forte :
- Vente d'un terrain non bâti constructible — une étude géotechnique préalable doit être fournie par le vendeur, afin que l'acquéreur soit informé de la nature du terrain.
- Projet de construction ou d'extension — le constructeur de l'ouvrage (architecte, entreprise du bâtiment, constructeur de maison individuelle) est tenu soit de suivre les recommandations d'une étude géotechnique de conception fournie par le maître d'ouvrage, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
Ces obligations ne visent que les zones d'exposition moyenne ou forte : une exposition faible ne les déclenche pas — ce qui ne signifie pas, pour autant, qu'un terrain classé faible soit dépourvu d'argiles.
Le fonds de prévention RGA, expérimenté dans 11 départements
Depuis octobre 2025, l'État expérimente un dispositif de prévention du retrait-gonflement des argiles dans les constructions existantes, au sein de 11 départements préfigurateurs retenus pour leur exposition et leur sinistralité : Allier, Alpes-de-Haute-Provence, Dordogne, Gers, Indre, Lot-et-Garonne, Meurthe-et-Moselle, Nord, Puy-de-Dôme, Tarn et Tarn-et-Garonne. Il finance un diagnostic de vulnérabilité de la maison puis les travaux de prévention recommandés, et cible en priorité les maisons en bon état ou présentant de petites fissures dont l'écartement ne dépasse pas 1 mm. Les dossiers sont instruits par les directions départementales des territoires.
Les conditions d'accès (propriétaire occupant, maison individuelle non mitoyenne de deux niveaux maximum, construite avant 2010, plafonds de ressources) et l'éligibilité réelle se vérifient sur le site officiel du fonds de prévention argile, qui met à disposition son propre simulateur. Nous ne portons pas ce dispositif : nous vous y renvoyons parce qu'il existe et qu'il est méconnu.
Sources de cette section : Géorisques — Retrait-gonflement des argiles et le guide « Construire en terrain argileux — Réglementation et bonnes pratiques » (ministère de la Transition écologique). Vérifiées le 13 août 2026. Cette page est informative et ne constitue ni un conseil juridique, ni une étude technique.
Exposé, et maintenant ? Trois situations
Vous constatez des fissures
C'est le cas le plus urgent, et le plus délicat : toutes les fissures ne relèvent pas des argiles, et l'origine se qualifie sur place. Les étapes, la déclaration à l'assureur et la procédure de reconnaissance sont détaillées dans notre page dédiée aux fissures apparues après une sécheresse.
Vous achetez ou construisez
En exposition moyenne ou forte, l'étude géotechnique n'est pas une formalité administrative : c'est elle qui fixe les prescriptions de fondation. Demandez-la avant de signer, et faites-la lire par votre maître d'œuvre.
Vous êtes déjà propriétaire, sans désordre
L'entretien compte : maîtrise de la végétation proche, gestion des eaux pluviales et des fuites de réseaux, prudence sur les extensions accolées. Si votre département fait partie des 11 territoires préfigurateurs, le fonds de prévention RGA peut financer un diagnostic.
Questions fréquentes
Que signifie une exposition forte au retrait-gonflement des argiles ?
C'est le niveau le plus élevé de la carte d'exposition publiée par le BRGM et diffusée par Géorisques. Cette carte décrit la nature du sol à l'échelle du terrain : elle ne dit pas si votre maison est ou sera fissurée. Une construction correctement fondée en zone forte peut ne présenter aucun désordre, tandis qu'une maison ancienne aux fondations peu profondes peut souffrir en zone moyenne. L'exposition est une donnée cartographique, pas un diagnostic du bâtiment : seul un professionnel qui se déplace peut conclure sur un bien précis. Le mécanisme lui-même — pourquoi un sol argileux se rétracte l'été et gonfle l'hiver, et ce que cela fait aux fondations — est expliqué dans notre page sur le phénomène du RGA.
Une exposition faible signifie-t-elle que ma maison ne risque rien ?
Non. « Exposition faible » est le niveau le plus bas renvoyé par la carte, pas une absence d'argiles : la cartographie ne restitue pas les hétérogénéités locales du sous-sol. Des désordres restent possibles selon la nature exacte du terrain, la profondeur des fondations, la végétation proche et l'historique des sécheresses. Ce que change le niveau faible, c'est le cadre réglementaire : l'obligation d'étude géotechnique issue de la loi ELAN ne vise que les zones d'exposition moyenne ou forte.
Ce test remplace-t-il une étude géotechnique ?
Non, et il ne peut pas s'y substituer. Le test lit pour vous la carte officielle d'exposition à l'adresse indiquée. L'étude géotechnique, elle, est réalisée sur le terrain par un bureau d'études : sondages, identification des sols, prescriptions de fondation. C'est elle que la réglementation issue de la loi ELAN impose depuis 2020 en zone d'exposition moyenne ou forte, lors de la vente d'un terrain non bâti constructible ou d'un projet de construction ou d'extension (source : Géorisques).
Pourquoi le test n'affiche-t-il aucun niveau d'exposition pour mon adresse ?
Deux explications possibles, et nous ne pouvons pas trancher automatiquement entre les deux : soit le secteur n'est pas couvert par la cartographie d'exposition, soit la base officielle interrogée est momentanément indisponible. Dans ce cas, le test n'affirme rien — surtout pas une absence d'argiles. Réessayez quelques minutes plus tard, consultez la carte interactive de Géorisques, ou appelez-nous : nous refaisons la vérification avec vous.
Les arrêtés de catastrophe naturelle affichés concernent-ils la sécheresse ?
Pas uniquement, et c'est une limite que nous assumons : la base publique interrogée renvoie le nombre total d'arrêtés de catastrophe naturelle pris sur la commune depuis 1982, sans permettre de distinguer de façon fiable ceux qui relèvent de la sécheresse et réhydratation des sols de ceux qui relèvent d'inondations ou de mouvements de terrain. Ce total est donc un indicateur de sinistralité globale de la commune, pas un compteur d'épisodes de retrait-gonflement des argiles. Le régime d'indemnisation lui-même est fixé par l'article L125-1 du code des assurances, complété pour les désordres liés aux argiles par l'ordonnance n° 2023-78 du 8 février 2023. Un point important : les désordres causés par le retrait-gonflement des argiles relèvent de cette voie assurantielle — la garantie catastrophe naturelle, après reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour votre commune — et non des aides à la prévention des inondations, qui ne couvrent pas ce phénomène. La marche à suivre est détaillée dans notre page consacrée aux fissures apparues après une sécheresse.
Un doute sur votre adresse ou sur des fissures ?
Faites le test ci-dessus, puis parlez-en : un conseiller SEDIPEC relit le résultat avec vous, vous dit ce qu'il implique concrètement pour votre projet et vous oriente vers le bon interlocuteur. Nous ne vendons ni étude géotechnique, ni expertise — et nous vous le dirons si votre situation relève d'abord de votre assureur.
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