Rétention des eaux d’incendie

Rétention des eaux d’incendie

Quand le feu est éteint, l’eau doit rester sur le site. L’eau des lances se charge des produits stockés et des résidus de combustion : si elle atteint le réseau pluvial ou la rivière, la pollution est immédiate. Votre arrêté préfectoral vous impose de la retenir. Nous fermons les points par lesquels elle s’échapperait.

Les cinq points de fuite d’un site

Portes et accès véhicules

Portes sectionnelles, rideaux, portails. Le dispositif se place au seuil et laisse le passage libre en exploitation.

Quais de chargement

Niveleurs, quais à bavette. L’obturation doit tenir camion parti, sans gêner l’exploitation.

Issues de secours

L’issue reste franchissable à tout moment. Le dispositif ne doit jamais la bloquer.

Avaloirs et réseaux

Grilles, regards, départs vers le pluvial. L’obturation isole le réseau au déclenchement.

Vanne du bassin de confinement

Un bassin externe ne retient rien si sa vanne reste ouverte. C’est souvent là que le dispositif manque.

Cinq niveaux, du manuel au fixe

Le niveau dit qui ferme, qui serre, qui rouvre, et avec quelle énergie. Il ne dit rien de la hauteur retenue ni du prix. Un site combine souvent plusieurs niveaux selon l’ouverture.

Niveau Fermeture Réouverture Énergie
N0 Manuelle un opérateur un opérateur aucune
N1 Manuelle assistée un opérateur, descente amortie par vérin à gaz assistée par le vérin aucune
N2 Fermeture automatique sur ordre de l’alarme incendie à la main 230 V + batterie
N3 Automatique complète sur ordre de l’alarme incendie automatique, par vérins air comprimé + 230 V
N4 Fixe dispositif toujours en place : personne ne le manœuvre aucune

Le report d’état vers la supervision du site est une option des niveaux N2 et N3.

Quatre questions suffisent à cibler

1. À quoi sert l’accès ?

Véhicules, piétons, issue de secours, avaloir ou vanne. Cela fixe la famille et l’obligation de rester franchissable.

2. Du personnel en permanence ?

Sans personne la nuit ou le week-end, une manœuvre manuelle n’est pas fiable.

3. Une alarme peut-elle donner l’ordre ?

Les niveaux N2 et N3 se déclenchent sur un contact sec de la centrale incendie.

4. Quelle énergie sur place ?

Le N2 demande du 230 V. Le N3 demande en plus de l’air comprimé.

Ce que demandent les textes

Pour les entrepôts couverts, le point 11 de l’annexe II de l’arrêté du 11 avril 2017 impose de recueillir l’ensemble des eaux d’extinction. Pour les autres installations soumises à autorisation, ce sont les articles 25 à 26 bis de l’arrêté du 4 octobre 2010. Le guide D9A n’est ni une norme ni un texte réglementaire : c’est la méthode de calcul du volume à confiner, à laquelle l’arrêté renvoie. C’est votre arrêté préfectoral qui fixe le volume et les moyens.

Aucun organisme ne certifie qu’un produit est « conforme à l’arrêté ». Un essai atteste qu’un échantillon a tenu un protocole — le plus souvent le référentiel allemand VdS 2564-1, référence de fait en Europe. Ce qui fait votre conformité, c’est l’ensemble : volume, étanchéité, obturation, consignes et essais consignés.

Un projet, sept étapes

  1. Lecture de votre arrêté préfectoral — prescriptions de rétention et volume calculé.
  2. Relevé technique sur site — chaque ouverture mesurée : seuil, supports, obstacles, énergie, photos.
  3. Recommandation par ouverture — un niveau, une famille, et leurs limites écrites.
  4. Devis détaillé — fourniture, pose, essais et maintenance chiffrés séparément.
  5. Fabrication sur cotes — chaque barrière est faite aux dimensions relevées.
  6. Pose et essai de fonctionnement — raccordement à la centrale incendie si le niveau le demande, essai en votre présence.
  7. Maintenance — contrôle périodique par technologie, essai, rapport signé à joindre au registre.

Nos solutions

Barrières manuelles

Encastrables, pivotantes à vérin à gaz, portiques de quai. Sans énergie.

Semi-automatiques

Elles se ferment seules sur l’alarme et se relèvent à la main.

Automatiques

Fermeture et réouverture par vérins pneumatiques.

Rampes et seuils fixes

Toujours en place, aucune manœuvre, aucun oubli possible.

Intervention et absorbants

Obturation d’avaloir, digues, kits et bacs. Ils complètent une rétention dimensionnée.

Nos réalisations

Industriel, Indre-et-Loire

Sept barrières à fermeture automatique sur portes d’atelier, asservies à la détection incendie. Sous contrat d’entretien depuis la mise en service.

Site logistique, Grand Est

Barrières à fermeture automatique sur portes de quai, essais de réception avec procès-verbal et dossier des ouvrages exécutés.

Site industriel, Île-de-France

Quinze barrières manuelles sur ouvertures de bâtiment, avec montage à blanc annuel au contrat.

Nous ne publions le nom d’un client qu’avec son accord écrit.

Passer aux faits

Une étude commence par la lecture de votre arrêté préfectoral et un relevé sur site. Elle vous donne un niveau et une famille par ouverture, avec leurs limites.